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"Les procédés de narration destinés à exciter la curiosité ou l’attendrissement, certaines façons de dire qui éveillent l’inquiétude et la mélancolie, et qu’un lecteur un peu instruit reconnaît pour communs à beaucoup de romans, me paraissaient simplement […] une émanation troublante de l’essence particulière à François le Champi."
Modulation d’Oriane (Bic vert): La multiplicité des télévisions, la diversité infinie de leurs images, leur mobilité extrême provoquent comme une indifférence générale, tout se brouille dans un désordre complet, les images s'ajoutent aux images, s'accumulent, construisent l’indistinction où chacun ne voit que ce qu'il veut — s'abuse —, la réalité du monde s’expose comme une fiction aux procédés reconnus destinés à éveiller la curiosité mais qui, dans leur formalisme attendu, ne provoquent qu’indifférence. La réalité n'est plus matière mais mise en forme, procédés… Tout cela a bien peu d'importance, Roberte ne croit plus en rien, comment s’intéresser à l’ensemble incohérent de fragments que la narration s'efforce à rendre logiques, se prendre aux ruses reconnues du récit ? Difficile de savoir… Roberte ne perçoit pas de différence entre l’artificialité de la construction des images — tableaux ou téléviseurs — et celle des scènes jouées par les personnages — qui devraient pourtant être plus réels — qui l’entourent. Elle sait que leur comportements ne sont que masques, faux-semblants, que ce monde dans lequel elle se déplace sans enthousiasme n’est qu’un théâtre où chacun s’efforce de rendre crédible un rôle sans parfois y croire vraiment…
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